Point sur la situation au 28 juillet 2026
Tram Genève–Saint-Julien-en-Genevois : Florent BENOIT Vice-Président du Pôle Métropolitain du Genevois Français en charge de la Mobilité, Président de la Communauté de Communes du Genevois et Laurent MIVELLE, Maire de Saint-Julien-en-Genevois prennent acte de la décision du tribunal fédéral suisse.
Un recours qui porte sur les modalités d’accompagnement du projet, non sur le tram lui-même
Après trois années de procédure, le 16 juillet 2026, le Tribunal Administratif Fédéral suisse (TAF) a annulé la décision de l’Office fédéral des transports (OFT) du 10 juillet 2023 approuvant les plans du tronçon de l’extension de la ligne 15 reliant la zone industrielle de Plan-les-Ouates (ZIPLO) à la frontière française, via Perly.
Il est important de le souligner : le Tribunal ne remet en cause ni le principe du tram, ni son tracé, dont il confirme au contraire explicitement l’intérêt public pour la mobilité quotidienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes de part et d’autre de la frontière. Les objections retenues portent sur les modalités d’accompagnement de cette extension, en particulier sur le tracé de la route de desserte prévue sur des surfaces agricoles, ainsi que sur la question de la compétence de l’OFT en matière routière.
Des investissements déjà engagés côté français
Depuis 2022, des travaux préparatoires ont déjà été menés côté français par la CCG et la Ville de Saint-Julien-en-Genevois : le dévoiement des réseaux secs (électricité, téléphonie, gaz, éclairage…) et humides (eau potable, eaux usées, eaux pluviales…) a été réalisé sur l’Avenue de Genève et le secteur Gare, à Saint-Julien-en-Genevois.
Les collectivités françaises se sont ainsi d’ores et déjà engagées concrètement en vue de l’arrivée du tram, comme le relève également le Conseil d’Etat genevois dans son propre communiqué.
Un projet pensé pour un coeur de ville apaisé à Saint-Julien
Le projet vise en premier lieu un centre-ville apaisé, avec :
• 30 % de trafic automobile en moins sur l’itinéraire du tramway ;
• Des cheminements piétons qualitatifs ;
• Des aménagements cyclables sécurisés ;
• De nouvelles plantations pour créer un corridor agréable, ombragé et sécurisé.
Il prévoit également 3 nouvelles stations et un accès de plain-pied aux rames. Les véhicules seront moins polluants, puisque les trams électriques remplaceront des bus roulant au gazole, avec davantage de places assises et une capacité accrue, à fréquence identique.
Les déplacements du quotidien s’en trouveraient enfin facilités, avec plus de régularité dans les horaires par rapport à la ligne 80 actuelle, et des gains de temps de parcours pour l’ensemble des usagers.
Une bien mauvaise nouvelle pour la mobilité transfrontalière du Grand Genève
Cette décision constitue une bien mauvaise nouvelle pour la mobilité transfrontalière dans le Grand Genève. Elle pénalise en premier lieu les usagers des transports publics, ainsi que les habitantes et habitants de Perly et de Saint-Julien-en-Genevois, aujourd’hui soumis à une circulation pendulaire dense. Elle retarde surtout la mise en service d’une ligne décisive pour quelque 30’000 futurs usagers, appelée à relier la gare SNCF Voyageurs de Saint-Julien-en-Genevois à la Ville de Genève.
Les élus restent pleinement mobilisés
Des échanges entre les élus français et suisses ont d’ores et déjà eu lieu ce jour. Tout au long du mois d’Août, le Pôle Métropolitain du Genevois Français (possédant la compétence mobilité), la Communauté de Communes du Genevois et la Ville de Saint-Julien-en-Genevois se réuniront avec les élus du Canton de Genève afin d’analyser cette décision et de déterminer, ensemble, les suites à donner à ce projet structurant pour notre bassin de vie transfrontalier.
Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés.




